01 novembre 2007

Un référendum pour le traité européen

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Une pétition circule, cliquez:

ICI

27 octobre 2007

SNCF - SARKOZY Négociation ou provocation ?

978b618a41f219dff34a012041bf3376.jpgHier 26 octobre 2007, le président de la République s'est rendu dans un atelier de la SNCF à La Plaine Saint Denis. L'accueil a été pour le moins vigoureux !

En fait, la négociation en ressources humaines, cela peut s'apprendre ; à moins qu'il ne se fut agi de provocation ?

Pour voir la vidéo cliquez : ICI

26 octobre 2007

Traité modifié: 63% des Français interrogés pour un référendum !

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Marianne 2.fr publie les résultats du sondage Louis Harris-Financial Times. À quand une étude identique dans la presse française ?

L'industrie du sondage se porte bien en France : tous les jours les télévisions, les radios et les magazines nous abreuvent d'études sur les sujets les plus divers. Récemment, un journal a publié une enquête établissant que 93% des Français étaient prêts à respecter l'écologie dans leur vie quotidienne. Une très grande majorité de Français a aussi pris position sur le divorce du couple Sarkozy. Non, non, non, il n'aurait aucune conséquence sur la vie politique. Pourtant, aucun parti ni aucun organe de presse français n'a jugé utile de commander une étude d'opinion au sujet du Traité européen que l'Union européenne propose de faire adopter par les Parlements nationaux. C'est ce qu'a fait le Financial Times en commandant à l'Institut Louis Harris une étude dans les cinq nations pionnières de l'Europe (voir ci-dessous). Le résultat y est édifiant : 63% des Français sont favorables à l'organisation d'un référendum sur le sujet, et l'exigence est encore plus marquée en Allemagne et dans les autres pays européens. Certes, nous ne sommes pas, à Marianne, des fanatiques des sondages. Mais, quelles que soient les insuffisances de celui-ci - il ne prend en compte que les réponses des personnes connaissant l'existence du traité, ce qui paraît logique - il a au moins le mérite de montrer le décalage entre les peuples et leurs représentants. À bien y réfléchir en ce qui concerne la France, ce résultat est parfaitement cohérent avec le vote enregistré lors de la dernière élection présidentielle : à l'exception notable de Nicolas Sarkozy, tous les candidats s'étaient prononcés pour un nouveau référendum en cas de nouveau traité européen. Mais une fois de plus, les élites préfèrent contourner le suffrage universel et tenter de faire adopter le Traité en catimini, et les dirigeants de médias préfèrent regarder ailleurs. Comme pour le référendum de 2005, un défi redoutable est ainsi lancé aux vrais démocrates : au-delà de leurs options pour ou contre le Traité, seront-ils capables d'imposer le débat interdit par les élites ?

Le sondage du Financial Times

 Pensez vous qu'il devrait y avoir un référendum national pour adopter le nouveau traité européen?

France

 Oui 63%

 Non 27%

 SO* 10%

 Grande Bretagne

 Oui 75%

 Non 14%

 SO* 13%

 Italie

 Oui 72%

 Non 17%

SO* 11%

 Espagne

 Oui 65%

 Non 25%

 SO* 14%

 Allemagne
Oui 76%

 Non 19%

 SO* 5%

 * Sans opinion

 Enquête internationale réalisée entre le 3 et le 15 octobre pour le Financial Times
Pour la France : Enquête Louis Harris réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 1122 personnes.
Voir l'enquête en anglais sur le site de l'institut de sondage. Jeudi 25 Octobre 2007 - 07:21 Ph. C.

 

21 octobre 2007

Commission Attali !

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La commission « Attali » vient de rendre un premier rapport préliminaire sur le pouvoir d’achat et le logement.

Ce document est effectivement consternant comme l’indiquait quelqu’un que je connais très bien, Patrice, lors d’une émission sur la chaîne parlementaire (LCP) il y a peu.

 

En cliquant sur les liens vous pourrez vous faire une idée de tout cela.

 

Vous pourrez noter en particulier que, sur une quarantaine de membres choisis par Nicolas Sarkozy, près de vingt sont PDG de sociétés, et non des moindres : « les chiens ne font pas des chats » !

En tout cas, ci-dessous quelques extraits de l’émission en cliquant sur :

 

Patrice LCP1

15 octobre 2007

Un patron d'un autre temps (quoique !)

a8c80483012479362f8e9d22a2e6a77b.gif J'ai trouvé ce "libre propos" dans la Jaune et la Rouge, la revue des anciens élèves de l'École Polytechnique". C'est un florilège de bêtise, c'est consternant, désolant, mais, hélas, dans l'esprit du temps ! N.B. : les parties en gras sont de mon fait.  

Souvenirs d’un patron de PME

 par Henri MITJAVILE (39)

Pendant trente ans (1950-1980) j’ai dirigé une entreprise de transport de marchandises : une PME dont l’effectif s’élevait à 80 à mon arrivée et à 270 au moment de mon départ. Elle avait été créée par mon grand-père mais, par suite de dissensions familiales, elle avait fortement décliné en conservant néanmoins une bonne notoriété. Et en rachetant au fil des années toutes les actions des héritiers, j’en étais devenu propriétaire. L’activité était multiple : colis de vins, primeurs, marchandises générales, transports internationaux à destination de l’Espagne et du Portugal. Le secteur était très concurrentiel du fait du grand nombre d’entreprises et notamment de la multitude de petits transporteurs routiers. Ceux-ci bradaient souvent les prix, dans l’ignorance de leur prix de revient. Et quand l’un disparaissait, il s’en trouvait un autre pour tenter la même aventure. Les marges étaient de l’ordre de 2 %. Les choses ont beaucoup changé depuis cette époque en raison du mouvement accéléré de concentration et du marché commun. Aujourd’hui les transporteurs étrangers ont une part croissante du marché. Les premières années furent difficiles mais assez exaltantes : on travaillait beaucoup, dans une bonne ambiance. Simplifiant au maximum les tâches administratives, je me consacrais surtout au commercial, visitant régulièrement les agences de province, les représentants et les principaux clients. La clientèle s’accroissait, les résultats suivaient. Mais la situation changea quand les syndicats se manifestèrent. Ayant fait le plein des grandes entreprises, ils commençaient à pénétrer les PME et le secteur des transports constitué pour plus de la moitié de chauffeurs et de manutentionnaires était très travaillé. L’esprit «maison» se délitait et des conflits internes apparaissaient. Ayant à plusieurs reprises demandé l’arbitrage de l’administration, je constatai qu’elle n’avait pas beaucoup de considération pour les patrons de PME. L’inspecteur du travail, très sourcilleux à mon égard, fermait les yeux quand le personnel violait le Code du travail : grève sans préavis, occupation de locaux… Le médecin du travail délivrait couramment des arrêts maladie de complaisance. M’étant plaint à lui, je m’attirai cette réponse : « Il est normal que je prenne le parti des déshérités. » Dans le même temps, la législation sociale devenait de plus en plus contraignante, les PME étant tenues d’avoir comme les grandes entreprises : délégués du personnel, délégués syndicaux, comités d’établissement, comité central d’entreprise, comité d’hygiène et de sécurité… je perdais beaucoup de temps en « réunionite » sans jamais recueillir une seule suggestion constructive. Le vol de marchandises par salarié, très sévèrement puni dans les années cinquante, était devenu courant, esprit de mai 68 aidant. Cela allait du simple colis au camion complet. Devant l’indifférence de la police, j’eus recours à un détective privé, coûteux et sans grand résultat. J’avais atteint 55 ans et n’avais plus assez de ressort pour affronter cette évolution. À mon corps défendant, je commençai à envisager une cession et pris conseil de mes cadres les plus proches. Ils furent unanimes à m’approuver malgré l’incertitude qui allait en résulter pour eux. Ce fut pour moi, un réconfort car si l’un seulement avait fait des réserves je crois que j’aurais renoncé. En dépit des difficultés, les bilans restaient bons mais fragiles. Il n’y avait pas de temps à perdre. Ayant reçu une offre satisfaisante d’un conglomérat anglo-saxon, je traitais rapidement sur les conseils d’un ami banquier. Après la cession, l’affaire déclina. On m’avait demandé de rester cinq ans pour assurer la transition, mais la gestion s’alourdissait : obligation de comptes d’exploitation mensuels, réunions fréquentes du « staff ». Malgré mes bons rapports avec le nouveau propriétaire, je ne me sentais pas très à l’aise. Au terme des cinq ans, je partis sans regret La baisse se poursuivit : mon successeur était valable mais se sentait moins impliqué que je ne l’avais été. Et la direction collégiale diluait les responsabilités. En conclusion, une PME vaut surtout par l’engagement personnel du dirigeant. Cela peut durer l’espace de trois générations, rarement au-delà en raison des problèmes de succession. Pour pérenniser une PME en lui conservant son caractère familial, il faudrait que l’État facilite la reprise par l’un des héritiers en l’aidant à désintéresser les autres par des prêts bonifiés. Si la PME est saine et bénéficiaire, le risque de l’État est à peu près nul. J’apprends que l’État vient enfin de prendre conscience de la nécessité de soutenir les PME avec l’initiative « France investissement » de la Caisse des Dépôts.

Réjouissons-nous !