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L'injonction contradictoire

J'ai déjà écrit que les pseudos n'ont pas le droit de vote ! Mais Maximilien pense à ses nombreux amis, de tous bords. Parmi celles et ceux plus ou moins "vraiment à gauche", certains ont même voté dès le premier tour pour Emmanuel Macron par peur de Le Pen ce que je regrette.

Quant à ceux qui ont voté pour La France insoumise à qui il n'a manqué que 620 000 voix pour être présente au second tour. Ils sont soumis à de vifs débats internes et externes au mouvement pour apporter leurs voix au candidat de la continuité, et bien pire et pour un temps, du quinquennat de  François Hollande.

Je comprends ceux qui refusent l'injonction contradictoire :

"Quand les choses sont au dessus de nos forces, il convient de ne pas les tenter"

Antigone - Sophocles

 

 

J'approuve totalement la position exprimée dès le soir du premier tour par Jean-Luc Mélenchon : "chacun sait en sa conscience où est son devoir". Le mouvement "La France insoumise" n'est pas un parti avec un chef qui dicterait à ses troupes la conduite à tenir. Dans ces conditions je ne compte pas blâmer les femmes et les hommes qui feront tel ou tel choix car l'important est plus loin et en particulier pour les prochaines élections législatives et les luttes à venir.

Jean-Luc Mélenchon explique mieux que moi cette situation d'injonction contradictoire dans la vidéo ci-après que vous invite à regarder :

Un ami très proche m'a envoyé une copie de la lettre qu'il a envoyée au candidat favori des médias, de la finance et des autres forces néolibérales. Je la reproduis d'une manière anonyme et sans commentaire ci-après.

             

, le 29 avril 2017

Monsieur Emmanuel Macron

En Marche

BP 80049

94800 Villejuif

 

Monsieur,

Je n'ai pas voté pour vous le 23 avril car même si vous vous affirmez "ni de droite, ni de gauche" je vous classe dans la catégorie du centre-droit. Ou puisque, à l'Élysée puis à Bercy, vous avez activement participé au désastre de François Hollande et au "socialisme de gouvernement", en clair en mettant en œuvre une politique de droite néolibérale. Et la lecture de votre petit programme de dix-sept pages ne m'a pas non plus convaincue.

Donc, pour faire vite : tout nous sépare !

Je suis, je reste et je resterai un militant de gauche.

Quant à votre adversaire, elle représente pour moi le pire des risques pour ce qui reste de notre démocratie et de nos libertés.

Dans votre discours de la Porte de Versailles, vous avez dit : " J'aurai besoin de votre confiance….Le défi, à partir de ce soir, n'est pas d'aller voter contre qui que ce soit…".

Mon souci est de voter contre le Front National et vous n'avez pas ma confiance.

Dans ces conditions, la seule solution évidente pour moi serait de voter blanc mais cela reviendrait à donner un demi vote à madame Le Pen.

J'ai longuement hésité !

Deux choses m'ont conduit à finalement décider de vous accorder mon vote.

D'abord et c'est paradoxal, votre campagne du second tour me paraît bien mal partie avec comme point de départ cette "petite fête de victoire" au soir du 23 avril ; je pensais l'exemple de Sarkozy dissuasif mais non !

Ensuite et surtout, le ralliement au FN de Nicolas Dupont-Aignant qui peut augmenter les chances du parti de la peur.

Si vous étiez élu, comptez sur moi, dès les élections législatives, pour m'opposer à toutes les mesures rejetées par le vrai peuple de gauche.

Je vous prie d'agréer, monsieur, l'expression de mon sentiment républicain.

 

P.S. : Je précise que cette lettre a été écrite avant que ne soit connu le résultat de la consultation du mouvement La France Insoumise

 

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