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Mayotte, au-delà des cartes postales !

NguyenVincent-MAYOTTE-Bidonville-Kaweni_07.jpgMaximilien est actuellement à Mayotte, le 101° département français depuis peu.

Ce petit archipel, au sein d'un lagon de corail, est magnifique.

Mais, sa beauté cache une triste réalité : cette île est notre Lampedusa du Sud, les immigrés clandestins des Comores y arrivent en convois de dizaines d'embarcations appelées "kwassa-kwassas". Malgré les reconduites à la frontière aux frais de l’État et au plus grand bénéfice de l'armateur du ferry comorien qui "fait le job", plus de 3 000 mineurs sans représentants légaux errent sans repères, sans ressources ni éducation et, pour vivre, commettent des vols et trafiquent de la drogue. Il est conseillé de ne pas se promener sans précautions surtout la nuit.

comores-canalMozambik.gifEn fait, l'histoire est plus complexe. Wikipédia l'expose plus longuement mais ne mentionne pas la gravité de la situation maintenant.

"Mayotte est vendue à la France en 1841 En 1886 le reste de l’archipel composé de la Grande Comore, Mohéli et Anjouan forme un protectorat sous la direction du gouverneur de Mayotte. En 1958, l’administration quitte Dzaoudzi (à Mayotte) pour Moroni (à Grande Comore), cela provoque le mécontentement des Mahorais. Le Congrès des notables se réunit et réclame la départementalisation." (Wikipédia)

N.B. : Les citations de Wikipedia sont entre guillemets.

Dès le début de la colonisation les Mahorais souhaitent donc être français.

Mais, avec les indépendances des années soixante, "l'ONU inscrit l'archipel des Comores à sa liste des territoires devant accéder à l'autodétermination (1972). Un accord est signé entre la France les Comores pour organiser un référendum d'autodétermination (1973)." Comme pour les autres anciennes colonies, ce sont les frontières fixées par le colonisateur qui sont retenues pour organiser la consultation. Dans ce cas précis, se sont les quatre îles qui seront consultées comme un tout.

Le 22 décembre 1974 le référendum montre que 90% des habitants des Comores sont pour l'indépendance. Mais à Mayotte, le Non à l'indépendance est de 64% !

Compte tenu de ce résultat, sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing, Jacques Chirac étant Premier Ministre, la France renie sa parole et décide de prendre en compte les résultats "île par île" et conserve Mayotte selon le souhait de sa population.

"L'Union des Comores revendique Mayotte et refuse cette séparation qui remet en cause l'intégrité territoriale de l'archipel. L'Union africaine considère ce territoire comme occupé par une puissance étrangère.

Par la voix de l'Anjouanais Ahmed Abdallah fut déclarée unilatéralement l'indépendance de l'État comorien le ."

Pour mémoire, le mercenaire Bob Denard  "intervient en septembre 1975 pour consolider le coup d'État d'Ali Soilih, arrête le président Ahmed Abdallah, et le remplace par Ali Soilih."

Il semble bien que cette première intervention du mercenaire soit "une commande de la France".

Le 6 février 1976, la France oppose son droit de veto au Conseil de sécurité des Nations unies pour empêcher l'adoption d'un projet de résolution lui demandant d'engager des négociations avec le gouvernement comorien en vue de la rétrocession de Mayotte et de renoncer à la tenue d'un nouveau référendum. Une telle résolution, si elle avait été adoptée, aurait eu pour conséquence de placer de force les Mahorais sous domination de l'État comorien.

Ce second référendum a lieu le et confirme par un taux de 99,4 % (82,3 % des inscrits) le choix de la population de Mayotte de rester au sein de la République française. Par résolution no 31/4 du 21 octobre 1976, l'Assemblée générale des Nations unies, considérant ce référendum comme nul et non avenu, condamne la présence française à Mayotte, cependant que la France argue que cette résolution ne constitue qu'un avis dépourvu de force juridique. L'Assemblée générale de l'ONU s'appuie sur la déclaration du , « sur l'octroi de l'indépendance aux pays et peuples colonisés », point numéro 6 sur la préservation de l'intégrité territoriale, malgré le point numéro 2 sur le droit à l'autodétermination. Dans sa résolution du 6 décembre 1994, l'Assemblée générale de l'ONU a rappelé et confirmé l'appartenance de Mayotte à l'État comorien. Depuis 1995, la question de Mayotte n'est plus venue à l'ordre du jour de l’Assemblée générale de l'ONU.

Les consultations qui ont suivi n'ont pas modifié le choix des Mahorais, en particulier pour la départementalisation.

Cela dit, le paradoxe est que Mayotte est un département français au sens du droit français mais toujours un territoire occupé au sens du droit international !

Les justifications actuelles de la présence de la France sont d'ordre économique (augmentation de la ZEE, ressources probable en hydrocarbures, nodules polymétalliques) et environnementales (protection de la nature en particulier du lagon).

Depuis, L'union comorienne s'est peu développé alors que Mayotte, certes insuffisamment*, a profité des services sociaux du modèle français. Au yeux des comoriens, l'Île aux Parfums" apparait comme un véritable paradis ce qui explique le flux massif d'immigration clandestine qui devient "ingérable" !

 (*) 25% de la population n'a pas accès à l'eau potable, le taux d'alphabétisation est faible, etc.

Cela explique pourquoi "Kawéni** est le plus grand bidonville de France" !

(**) : Kawéni, banlieue de Mamoudzou la préfecture

En cliquant sur le lien on a accès à une vidéo du bidonville puis à plusieurs vidéos complémentaires.

Aussi, sur le même sujet une enquête de 20minutes sur le lien suivant :

Voyage au coeur des bidonvilles de Mayotte

Bonnes lectures, visionnages et réflexions !

Maximilien

 

 

 

 

 

 

 

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