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Le travail en H24 ?

 

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iPhone, iPad,écouteur.jpg laptop, écouteurs, enregistreurs, ordinateur fixe, imprimante, etc. 

 

Les NTIC nous sont utiles, souvent, mais elles gâchent la vie au travail !

 

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Maximilien reproduit un article qui traite du sujet.

 

Le travail dans tous ses états Point de vue

 

Les écueils de la connexion permanente

 

Par Moustafa Zouinar, ergonome.

 

L’usage de plus en plus massif des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans les entreprises ne cesse de transformer les activités des salariés. Par exemple, le courriel est progressivement devenu un outil de communication interne indispensable : écrire et lire des messages sont aujourd’hui des activités à part entière qui occupent une partie importante du temps de travail, en particulier chez les cadres.

 

Ce travail de communication, qui est encore peu reconnu comme tel, n’est plus seulement réalisé au bureau mais partout et n’importe quand : à la maison, dans les transports, le soir, le week-end, au cours des vacances,etc. Cette transformation est amplifiée par les usages permanents du téléphone mobile, qui accentuent la porosité entre vie au travail et vie hors travail. Dans de nombreuses entreprises, travailler c’est de plus en plus communiquer à travers toutes sortes d’outils comme la messagerie électronique (e-mail, messagerie instantanée), le SMS, la visioconférence ou, plus récemment, les réseaux sociaux. La communication dans l’entreprise est ainsi de plus en plus fortement médiatisée, au point de devenir quasi permanente. Mais l’usage de ces outils, en particulier le courriel, s’est accompagné de conséquences inattendues, surtout chez les cadres : par exemple, de nombreux salariés se sentent sollicités en permanence et débordés par la profusion des messages, évoquent uneaugmentation de la pression temporelle et une fragmentation de leur travail, estiment ne plus pouvoir contrôler le rythme et la qualité de leur travail, vivent mal la perte de la politesse et la désincarnation des rapports sociaux, ou s’inquiètent de la traçabilité de leurs communications. Pour ces salariés, le travail devient une source de souffrances et d’inquiétudes.

 

La prise de conscience de ces conséquences par les entreprises a conduit à l’idée de réguler l’usage du courriel. Par exemple, certaines organisations expérimentent des « journées de travail sans e-mail », d’autres suspendent le fonctionnement de la messagerie le soir ou proposent aux salariés des chartes de bonne utilisation du courriel. On parle même d’un « droit à la déconnexion ». Mais ces mesures suffiront-elles à enrayer ces conséquences sur le long terme ? Ne sont-elles pas liées à des questions plus globales qui concernent les modes contemporains d’organisation du travail qui imposent progressivement et subrepticement une connexion et une disponibilité permanentes ? Toucheront-elles également et de la même manière la jeune génération habituée à l’utilisation de ces outils ?

 

 

 

Texte tiré de

l’ouvrage le Bonheur au travail ?.

 

L'Humanité 08/09/2013

 


Commentaires

  • Le bonheur est dans l'esclavage !!!! c'est bien connu

  • Cela dépend des professions.
    Vous savez quels impacts ça a, d'avoir supprimé le H24 dans l'animation ? Une perte de confiance et de connaissance mutuelle enfant/animateur, des coûts d'emploi excessifs pour les structures et donc un tranchage très sévère sur le budget animation qui n'aide pas à recruter du public, lorsqu'on ne peut proposer autre chose que piscine, promenade et colliers de perle pendant 1mois, allez intéresser les parents !
    Ca me rend malade... mais moi, je mets les choses au clair : les enfants peuvent venir me voir ou me téléphoner n'importe quand, même la nuit ou pendant mes heures de congé. Ils sont ma priorité, ils ne sont pas un travail, ils sont un bonheur !

  • Saisir les rouages d’une telle démarche, c’est enfin chose faite grâce à votre article. J’attends impatiemment le prochain post. Andrea

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