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  • TVA sur la restauration : une imposture fiscale !

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    La presse, la télévision, la radio, même le Canard Enchaîné n’en parlent pas !

    J’en parle !

    André Daguin est aujourd’hui président de la puissante Union des métiers de l'industrie hôtelière (UMIH), qui rassemble les professionnels de ce secteur, gérants de bar-PMU, de discothèque, ou restaurateurs. Ce syndicat patronal milite depuis longtemps pour une baisse de la TVA de 19,6% à 5,5%. Cette revendication n’est pas stupide, après tout les « ventes à emporter » des « fast food » sont taxées à 5,5%. Et Notre Puissant Empereur est maintenant d’accord !

    Là où le bât blesse, ce sont les justifications : cette mesure permettrait, directement, de créer des emplois et d’augmenter les salaires ; la baisse des prix de vente TTC n’est pas citée. C’est une imposture fiscale !

    « La TVA est conçue pour ne toucher que le consommateur final (et non chaque entreprise en tant que consommateur intermédiaire). Son principe est que les personnes - physiques ou morales - « assujetties à la TVA » ne versent à l'État que la différence entre la TVA qu'elles perçoivent lors de leurs ventes et celle qu'elles ont elles-mêmes versé lors de leurs achats. Ainsi, on ne taxe que la « valeur ajoutée » et les assujettis fonctionnent donc globalement en « hors taxe », ce qui signifie qu'ils jouent en fait auprès de leurs clients le rôle de percepteur d'impôt pour le compte de l'État sans que cette charge ne les touche directement. » (source Wikipedia).

    Prenons un exemple simplifié dans la restauration : soit un « plat du jour » à 12,50€, son prix hors taxes est actuellement de 10,45€ et le restaurateur, collecteur d’impôts, devra verser à l’État 12,50 – 10,45 = 2,05€ (19,6% payés par le consommateur). Ainsi la TVA n’est pas une charge !

    En réalité, si la TVA sur la restauration passe à 5,5% et si, comme c’est probable, le prix du « plat du jour » reste inchangé, son prix hors taxe passera à 11,85€ soit une augmentation de +13,4% !

    Ainsi ne pas jouer le jeu augmenterait les marges, on peut douter que cette augmentation se transforme pleinement en embauches, augmentation des salaires ou amélioration des conditions de travail.

    Maximilien

     

  • Management moderne

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    Au cours de ma carrière de consultant je suis intervenu dans beaucoup d’entreprises, publiques ou privées, grandes ou petites et cela dans de nombreux secteurs d’activité de la métallurgie à l’assurance où les instituts médicaux-éducatifs. J’y ai interrogé à la fois des directions et leur encadrement mais aussi et surtout des ouvriers (pardon c’est un gros mot – dire « opérateurs ») et des employés. J’ai été confronté au « management moderne ».

    Ce passé m’a conduit à lire avec plaisir et à recommander le dernier ouvrage de la sociologue Danièle Linhart « Travailler sans les autres » (Seuil – collection « non-conforme »). Elle montre bien la double stratégie :

    -         dans le secteur public, importer les méthodes du secteur privé en vue de la marchandisation des activités,

    -         dans le secteur privé, tout en dénigrant le service public, importer ses valeurs de dévouement et d’attachement aux métiers.

    En définitive cela conduit à transformer partout le sens du travail avec des conséquences graves sur les individus, sur la société et sur l’efficacité globale des systèmes.

    Au-delà de l’agacement que l’on peut avoir pour un discours académique (multiples références, etc.), ce livre descriptif « donne un peu d’air » par rapport à l’idéologie dominante.

    Je n’ai pas trouvé l’idéal du MEDEF : « transformer les contrats de travail en contrats individuels commerciaux » mais c’est sous-jacent.

    Extrait de la conclusion : « Le travail moderne a inscrit l’individu dans un périmètre réducteur, celui de la seule cause de son entreprise ou de son ego, au détriment de la société. Il attaque le lien qui unit le sens et le vécu du travail à la société. Il conduit chacun au repli, et à l’incompréhension de ce que vivent les autres. ».

    Maximilien