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  • L'appel du 14 février

    Pour celles et ceux qui ne l'auraient pas lu, un appel méritoire et qui, contairement à ce qui a été dit n'est pas une attaque "ad hominem" contre Nicolas Sarkozy mais un rappel à la vigilance républicaine.

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    L'Appel républicain de Marianne

     

    Il se passe de drôles de choses dans notre République. L'actuel Président avait bien promis la rupture. Rupture il y a, mais pas seulement telle qu'elle avait été annoncée. Un gouvernement marginalisé, dont le travail s'avère prémâché par les conseillers du Prince. Rupture.

     

    Un Président qui semble déserter la fonction, parlant tour à tour comme croyant ou comme laïc. Rupture.

     

    Un Président qui veut mettre la politique en chiffres, comme s'il s'agissait de vendre des petits pois. Rupture.

     

    Un Président qui entend diriger ses équipes comme un manager d'hypermarché, distribuant bons et mauvais points, primes ou sanctions. Rupture.

     

    Un Président qui reste chef de parti et dont le domaine réservé est davantage la Mairie de Neuilly que la politique de défense. Rupture.

     

    Un Président qui prétend substituer au débat contradictoire traditionnel entre majorité et opposition la mise en scène des divergences entre ses courtisans et ses ministres. Rupture.

     

    Un Président qui affirme devoir être heureux pour gouverner le pays. Rupture.

     

    Un Président qui annule ses rendez vous du soir et du matin pour vivre pleinement son couple. Rupture.

     

    La liste est longue des stupéfiantes innovations, que, volontairement ou involontairement, Nicolas Sarkozy a introduit dans la politique présidentielle. Ce nouveau cours suscite donc des inquiétudes, une anxiété même. C'est cette anxiété, qui risque bien de s'amplifier dans les semaines et les mois à venir, que traduit l'appel républicain de dix-sept hommes et femmes politiques que nous reproduisons ci-dessous. On ne doit pas se tromper sur sa signification : si des personnalités politiques de premier plan qui ont l'habitude de s'affronter sur la scène publique depuis des années, prennent le risque de s'afficher au bas d'un même texte à quelques jours d'un scrutin dont le président lui a annoncé qu'il serait politique, si cet appel a recueilli la signature de plusieurs hommes et femmes politiques de la droite républicaine, c'est bien que le contexte politique créé par huit mois de sarkozysme est totalement inédit.

     

    À lire. À méditer.

     

    Avant d'agir ?

     

    Pour une vigilance républicaine

     

    Les soussignés se réclament de sensibilités très diverses, et ils ont sur un certain nombre de sujets importants des positions très différentes, mais ils ont malgré tout en commun un certain nombre de convictions et de valeurs qu'ils entendent réaffirmer.

     

    Leur attachement au principe républicain et, en conséquence, leur refus de toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective.

     

    Leur attachement aux fondamentaux d'une laïcité ferme et tolérante, gage de la paix civile.

     

    Leur attachement à l'indépendance de la presse et au pluralisme de l'information.

     

    Leur attachement aux grandes options qui ont guidé, depuis cinquante ans, au-delà des clivages partisans, une politique étrangère digne, attachée à la défense du droit des peuples et soucieuse de préserver l'indépendance nationale et de construire une Europe propre à relever les défis du XXI° siècle.

     

    Au-delà de leurs divergences, les soussignés tiennent à rappeler leur engagement à défendre, séparément ou ensemble, ces impératifs, comme toujours cela fut fait au cours de l'Histoire de la République.

     

    Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet du Général de Gaulle

     

    Dominique de Villepin, ancien Premier ministre

     

    Ségolène Royal, ancien ministre, Présidente de la région Poitou-Charentes

     

    François Bayrou, ancien ministre, député des Pyrénées-Atlantiques

     

    Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre

     

    Corinne Lepage, ancien ministre

     

    Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne

     

    Bertrand Delanoë, maire de Paris

     

    Maurice Leroy, député de Loir-et-Cher

     

    Nöel Mamère, député de la Gironde

     

    Jean-Christophe Lagarde, député de la Seine-Saint-Denis

     

    Marielle de Sarnez, conseillère de Paris

     

    André Gérin, député du Rhône

     

    Arnaud Montebourg, député de la Saône-et-Loire

     

    Jacqueline Gourault, sénatrice du Loir-et-Loire

     

    Jean-Pierre Brard, député de la Seine-Saint-Denis

     

    Jean-Paul Bled, président des Cercles universitaires d'études et de recherches gaulliennes

     

     

     

  • Les caisses ne sont pas vides pour tous !

    Aujourd'hui, je n'évoquerai pas Carla Bruni, Jean Sarkozy ni la dégringolade du papa dans les sondages. Je m'intéresse à ce qui monte : les rémunérations des patrons du CAC 40.

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    Exclusif : augmentation de 40% pour trois dirigeants du CAC 40 sur quatre en France en 2007.

     

    Les grands patrons français sont désormais les mieux payés d'Europe. Selon l'étude annuelle de Hay Group, publiée mardi 12 février par La Tribune, 77 % des PDG des entreprises du CAC 40 ont vu leur rémunération augmenter de 40 % en 2007. La rémunération annuelle médiane comprenant le salaire de base, les bonus et les stock-options des patrons des géants du CAC 40 – au moins 40 000 employés et plus de 40 milliards d'euros de chiffre d'affaires –, se monte à 6,175 millions d'euros. À titre de comparaison, un Britannique perçoit 5,85 millions en moyenne, et un Allemand 3,94 millions d'euros. Loin, tout de même, des 12,97 millions d'euros que gagne un grand patron américain.  Selon l'étude, ce sont principalement les bonus qui ont permis cette augmentation substantielle. Et cette part de la rémunération "continue à croître de manière significative", relève Hay Group, soulignant qu'elle a bondi, en 2007, à 1,431 million d'euros pour les mieux payés du CAC, et à 764 000 euros pour le bas du CAC. Les stock-options ont également fortement augmenté (+ 48 % pour 58 % des 135 entreprises étudiées) : leur montant valorisé ainsi que celui des autres actions gratuites a atteint 4,828 millions d'euros pour le haut du CAC 40, et 1,610 million d'euros pour le bas.

     

    Seuls les deux tiers des entreprises conditionnent la distribution de ces actions à la performance du dirigeant, souligne l'étude, ajoutant que de plus en plus de PDG bénéficient d'un "matelas de sécurité". En 2007, ils étaient 39 % à ne pas en avoir, contre 60 % en 2006. Quant à la rémunération des patrons des plus petites entreprises du SBF 120, elle atteint 882 000 euros, selon les chiffres de Hay group qui a analysé les comptes de 135 sociétés (CAC 40, SBF 120, plus quinze entreprises telles qu'ASF, Colas, Latécoère, Sanef, Airbus et DCNS).

     

    Source : Le Monde.fr