01 octobre 2009
Non à la privatisation de La Poste

Au moment où France Telecom (ancienne entreprise d'Etat longtemps sœur jumelle de la Poste) fait parler d'elle sur des comportements ignobles ayant entrainé des suicides en chaîne, ce gouvernement veut transformer la Poste qui est un établissement public en société anonyme.
Tant les postiers que les usagers ont beaucoup de soucis à se faire à l'avenir, c'est pourquoi il faut se mobiliser pour essayer de contrer ce nouveau mauvais coup.
Pour commencer il faudrait aller voter à la consultation nationale pour un débat public et un referendum sur le service postal public et de proximité.
Patrick Forest
Le SAMEDI 3 octobre 2009
dans vos bureaux de poste, dans de nombreuses mairies, dans la plupart des gares.
Comité national contre la privatisation de La Poste,
pour un débat public et un référendum sur le service public postal
dans vos bureaux de poste, mairie du 14ème, et gare Montparnasse
Votation citoyenne
le samedi 3 octobre 2009
Madame, Mademoiselle, Monsieur,
Actuellement, la Poste est un établissement public. Premier service public de proximité, son rôle lest crucial pour la collectivité et plus particulièrement en période de crise.
C'est pourtant le moment choisi par le Président de la République, le gouvernement et la direction de la Poste pour transformer La Poste en société anonyme.
Que le capital soit détenu à 100% par des capitaux publics ne change rien à l'affaire. Chaque fois que l'Etat a effectué ce type d'opération, Il a fait entrer des capitaux privés dans la Société Anonyme, (France Telecom, EDF, GDF....), avec des conséquences immédiates : réduction de la qualité du service, suppressions massives d'emploi, augmentations tarifaires, priorité à la satisfaction des actionnaires.
La transformation en société anonyme constitue la première étape d'une privatisation programmée de La Poste.
Gouvernements et direction de la Poste ont dégradé la qualité du service postal en limitant les investissements répondant à l'intérêt général. Depuis 2002, plus de 6 000 bureaux de poste sur 171000 ont été "transformés" et plus de 50 000 emplois supprimés. La population est la première victime de ce désengagement !
Cela se traduit par l'espacement des tournées, les délais croissants de livraison du courrier, les réductions d'horaires, l'allongement des files d'attentes quand le bureau de poste n'a pas été carrément supprimé.
Une privatisation de la Poste entraînerait une détérioration encore plus considérable du service rendu aux usagers la rentabilité maximale immédiate et les impératifs financiers auraient priorité sur l'intérêt général.
Un Comité national regroupant plus de 50 organisations a été créé en septembre 2008, autour d'associations, de syndicats et de partis politiques. Il a demandé au président de la République d'organiser un référendum sur l'avenir de La Poste comme il en a la possibilité. Sans réponse à ce jour.
C'est pourquoi, face à la menace de privatisation de la Poste, le samedi 3 octobre 2009, lors de la consultation nationale organisée près de chez vous, vous exprimerez votre refus en votant massivement NON au projet gouvernemental.
(Consultation nationale organisée à l’initiative du Comité national contre la privatisation de la Poste pour un débat public et un référendum sur le service public postal http://www.appelpourlaposte.fr/)
15:57 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : privatisations, la poste, france telecom, votation
18 septembre 2009
Le suicide : une mode !
Suite au 23° suicide en 18 mois dans son groupe, l’ingénieur général des télécommunications Didier Lombard X 62, Président de France Télécom, membre du Conseil Stratégique des Technologies de l’Information, administrateur de Thalès et de Thomson a déclaré le 15 septembre dernier en présence de Xavier Darcos, Ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville qu’il y avait une « mode du suicide à France Télécom». Une mode, comme les cheveux longs dans les années 70 ou le piercing chez certains jeunes !
Comme beaucoup, j’ai été écœuré par ces propos. Il paraît que l’individu s’est excusé le lendemain ; d’après Médiapart, il aurait confondu avec le terme anglais « mood » qui peut vouloir dire humeur.
Qu’importe ce qui est dit est dit !
La veille, j’avais acheté Ouest France dont l’éditorial traitait de la question et je voulais le publier dans ce blog. Le voici, avec l’autorisation de l’auteur :
« Souffrance au travail : alerte !
Après le nouveau suicide d’une salariée de France Télécom – le 23° en un an et demi – Xavier Darcos a proposé d’envoyer le Directeur général du travail dans l’entreprise, afin que soit mis en œuvre l’accord de novembre 2008 sur la prévention du stress au travail. Pour Patrick Légeron, coauteur d’un rapport sur ce sujet, « il est clair que les entreprises françaises n’ont pas, dans leur majorité, pris la mesure du danger ». Il y a un mois, déjà, Christophe Dejours, auteur du livre Suicide et travail, que faire ? , faisait le constat désolé que l’effort lancé depuis une dizaine d’années « pour favoriser une prise de conscience de cette souffrance » restait sans effet.
Face à de tels drames, l’explication la plus fréquente consiste à invoquer le stress, le « mauvais stress » car il y aurait un « bon stress », dont deux-tiers des salariés déclarent aujourd’hui souffrir. Soumis à la contrainte de profit et de productivité – avec ses rythmes de travail de plus en plus soutenus, l’exigence du « juste à temps » et de la qualité totale -, astreints à des objectifs parfois déraisonnables, sommés de « faire du chiffre », ces salariés subissent une tension qui peut atteindre un point de rupture.
Cette explication est juste, mais un peu courte, car auparavant, les lieux de travail n’étaient pas un lit de roses, les conditions de travail y étaient dures, parfois épouvantables (peur de l’accident souvent plus grave qu’aujourd’hui, peur du contremaître...) et pourtant le suicide, pour ce motif, demeurait exceptionnel.
Alors, certains sont tentés d’invoquer des facteurs externes à l’entreprise, liés à une vie sociale qui se défait et à la fragilité psychologique qui en résulte. Mais le vrai problème se trouve dans l’entreprise elle-même et dans le fait que les relations au travail se sont individualisées.
Ce fait serait très positif, s’il s’accompagnait d’une reconnaissance effective de la personne des salariés. Dans les faits, une mise en œuvre détournée créée souvent une double souffrance.
- Une souffrance sociale suscitée par une culture de la rivalité entre salariés qui voient de défaire les solidarités (cf. Danièle Linhart, Travailler sans les autres ?, éditions du Seuil). (Voir mon message du 9 mars dernier : http://maximilien.hautetfort.com/archive/2009/03/09/manag...)
Comme le dit Christophe Dejours, « la convivialité est contaminée par des jeux stratégiques qui ruinent les relations de confiance ». Un triste signe : le comportement de cette salariée de France Télécom qui, au lieu de partager sa détresse avec ses collègues à l’annonce de sa mutation, s’est retirée dans pour y tenter de mettre fin à ses jours.
- Une souffrance morale provoquée par la contradiction intensément ressentie entre l’appel à s’impliquer dans la tâche, à prendre initiative et responsabilité, et les entraves opposées à leur mise en oeuvre pratique. On demande aux caissières des grandes surfaces accueil, sourire, amabilité, en imposant le rythme d’un client toutes les trois minutes, d’un objet toutes les trois secondes... Résultat : le salarié fait l’épreuve d’un « travail mal fait », de « tâches bâclées » dans un insurmontable conflit. Les médecins du travail constatent un sentiment d’indignité, de dévalorisation de soi et de culpabilité, vécu d’autant plus douloureusement, que la mobilisation dans le travail efface la distinction entre le rôle et la personne du salarié. Et la colonisation de la vie privée par le professionnel, via les portables, n’arrange pas les choses !
Au-delà des restructurations, dont les conséquences peuvent être lourdes, il y a lieu de se réinterroger sur des de métier qui organisent le « vivre ensemble » dans l’entreprise.
Jacques Le Goff Auteur de Du silence à la parole. Une histoire du droit du travail de 1830 à nos jours. Presses universitaires de Rennes.
http://www.legoff-jacques.com/articles-de-fond.html
Ouest France Lundi 14 septembre 2009 »
Je partage, bien entendu l’essentiel des analyses de cet éditorial, je les complète par quelques remarques personnelles issues notamment de mon expérience professionnelle.
1. France Télécom n’est qu’un exemple parmi d’autres
Certes, ce groupe est sans doute en tête dans ce sinistre scénario mais Renault, PSA et d’autres sont concernés.
2. Le phénomène ne se limite pas au secteur privé ou public – passé au privé
Je pense en particulier à la police ou à l’administration pénitentiaire où la souffrance au travail est intense et où les suicides se multiplient.
3. La responsabilité première de la situation tient au modèle de gestion néolibéral en vigueur
Le profit à tout prix pour les actionnaires et leurs mercenaires conduit à peser de plus en plus sur la force de travail, à tous les niveaux : individualisations, évaluations permanentes, concurrence forcée entre les salariés... ; les employeurs n’achètent plus du « savoir faire » mais du « savoir être », de la compétence, selon leurs critères !
4. Et les grandes écoles n’enseignent que ce modèle qui s’est répandu comme un virus
J’ai donné quelques « TD » de ressources humaines à HEC et ailleurs et j’ai vu !
5. Ce qui est relayé par les stages de formation
Voir en particulier le site d’Alternatives Economiques :
http://alternatives-economiques.fr/blogs/raveaud/2009/09/...
6. Les employeurs responsables devraient être poursuivis
Par exemple en vertu de cet article du Code du Travail ci-dessous.
Article L4121-3
L'employeur, compte tenu de la nature des activités de l'établissement, évalue les risques pour la santé et la sécurité des travailleurs, y compris dans le choix des procédés de fabrication, des équipements de travail, des substances ou préparations chimiques, dans l'aménagement ou le réaménagement des lieux de travail ou des installations et dans la définition des postes de travail.
A la suite de cette évaluation, l'employeur met en oeuvre les actions de prévention ainsi que les méthodes de travail et de production garantissant un meilleur niveau de protection de la santé et de la sécurité des travailleurs. Il intègre ces actions et ces méthodes dans l'ensemble des activités de l'établissement et à tous les niveaux de l'encadrement.
Maximilien
20:06 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : suicide, souffrance au travail, néolibéralisme, profits, individualisation du travail
31 mai 2009
Pour le Front de Gauche
Avertissement :
Je suis profondément pour l’Europe, je ne suis pas souverainiste. J’ai voté non lors du référendum « Maastricht » essentiellement à cause de l’indépendance de la BCE qui interdit toute politique économique et monétaire démocratique. J’ai voté non en 2005 car le texte proposé entérinait la « concurrence libre et non faussée » et ne comportait aucune disposition sur l’Europe sociale. La crise grave et récente montre à l’envi l’échec du modèle néolibéral et la « main invisible du marché » ne régule pas mais conduit à des désastres. Quant au traité de Lisbonne, malgré quelques avancées au profit du parlement européen, il constitue une version bis du traité rejeté en 2005 et nous avons été privé de référendum, sauf en Irlande, et les ratifications par les parlements n’ont pas reflété les opinions majoritaires dans de nombreux pays de l’Union.
Mon vote du 7 juin ne sera pas lié à des questions de politique intérieure.
Je ne voterai évidemment pas pour l’UMP et le Nouveau Centre qui portent quoiqu’on en dise cette politique néolibérale.
Je ne voterai pas pour le MODEM, son président François Bayrou reste un homme de droite malgré ses gesticulations anti-sarkozystes.
Je ne voterai pas pour le PS : au Parlement Européen ses députés ont voté à 80% avec la droite ; plus grave, le PS aurait pu s’opposer à la ratification du Traité de Lisbonne au Parlement réuni en Congrès, il ne l’a pas fait.
Je ne voterai pas pour Europe Écologie qui est pour la sortie du nucléaire (cf. page 23 de son programme). Je pense en effet que les émissions de CO2 sont un problème trop grave pour se passer de l’électricité nucléaire qui, actuellement, n’est pas strictement une énergie renouvelable mais pourrait quasiment le devenir avec la fusion. Encore faut-il s’en donner les moyens et donc augmenter l’effort de recherche dans ce domaine.
Je ne voterai pas pour le NPA d’Olivier Besancenot. Le NPA se contente de suivre les mouvements sociaux et refuse d’envisager tout compromis pour gouverner et prendre ses responsabilités. Il est par ailleurs bien utile à Sarkozy comme l’était le FN à Mitterrand, j’en veux pour preuve son étonnante présence dans les médias aux ordres du Président.
Je voterai donc sans aucune hésitation pour le Front de Gauche.
Salut et fraternité !
Armel Lonker
P.S. : La révélation du 29 mai.
Alain BOCQUET, Député du Nord, déclare à la tribune de Lens (meeting du Front de Gauche le 29 mai 2OO9) :
"S'abstenir c'est laisser sa voix et les mains libres à la droite et à tous ceux qui ont voté le traité de Lisbonne. Or ce qui se prépare est très grave pour les peuples européens et le peuple français.
On ne nous dit pas tout !
On vous cache, Sarkozy en tête, un document confidentiel du Conseil de l'Union Européenne datant du 28 avril 2009 (document 8250/09-ECOFIN257) qui intime à la France d'aller plus loin et plus vite dans "son programme national de réformes, de renforcer la concurrence dans les secteurs de l'énergie et du fret ferroviaire, ainsi que dans les professions réglementées pour moderniser le marché du travail"
Quelques lignes plus loin, on notifie à la France de "poursuivre l'amélioration du cadre général de la concurrence dans les secteurs des services". Autrement dit de privatiser plus vite!
"Ces problèmes doivent être réglés ; poursuit le texte, tout en respectant l'objectif d'encadrement des couts annoncés par le gouvernement, à savoir une croissance zéro des dépenses publiques"
Ainsi, c'est très clair, le Conseil Européen réclame plus de conccurence, d'attaques contre les secteurs et services publics et de nouvelles diminutions des dépenses publiques et sociales, alors que l'argent coule à flot, pour les banquiers et les multinationales sans aucune contre partie pour l'emploi et les salaires.
Il faut réclamer la transparence en exigeant que ce document sorte de la confidentialité et qu'un débat télévisé soit organisé en toute urgence ......"
20:43 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : europe, traité de lisbonne, ump, nc, modem, ps, europe ecologie, npa
20 mars 2009
TVA sur la restauration : une imposture fiscale !
La presse, la télévision, la radio, même le Canard Enchaîné n’en parlent pas !
J’en parle !
André Daguin est aujourd’hui président de la puissante Union des métiers de l'industrie hôtelière (UMIH), qui rassemble les professionnels de ce secteur, gérants de bar-PMU, de discothèque, ou restaurateurs. Ce syndicat patronal milite depuis longtemps pour une baisse de la TVA de 19,6% à 5,5%. Cette revendication n’est pas stupide, après tout les « ventes à emporter » des « fast food » sont taxées à 5,5%. Et Notre Puissant Empereur est maintenant d’accord !
Là où le bât blesse, ce sont les justifications : cette mesure permettrait, directement, de créer des emplois et d’augmenter les salaires ; la baisse des prix de vente TTC n’est pas citée. C’est une imposture fiscale !
« La TVA est conçue pour ne toucher que le consommateur final (et non chaque entreprise en tant que consommateur intermédiaire). Son principe est que les personnes - physiques ou morales - « assujetties à la TVA » ne versent à l'État que la différence entre la TVA qu'elles perçoivent lors de leurs ventes et celle qu'elles ont elles-mêmes versé lors de leurs achats. Ainsi, on ne taxe que la « valeur ajoutée » et les assujettis fonctionnent donc globalement en « hors taxe », ce qui signifie qu'ils jouent en fait auprès de leurs clients le rôle de percepteur d'impôt pour le compte de l'État sans que cette charge ne les touche directement. » (source Wikipedia).
Prenons un exemple simplifié dans la restauration : soit un « plat du jour » à 12,50€, son prix hors taxes est actuellement de 10,45€ et le restaurateur, collecteur d’impôts, devra verser à l’État 12,50 – 10,45 = 2,05€ (19,6% payés par le consommateur). Ainsi la TVA n’est pas une charge !
En réalité, si la TVA sur la restauration passe à 5,5% et si, comme c’est probable, le prix du « plat du jour » reste inchangé, son prix hors taxe passera à 11,85€ soit une augmentation de +13,4% !
Ainsi ne pas jouer le jeu augmenterait les marges, on peut douter que cette augmentation se transforme pleinement en embauches, augmentation des salaires ou amélioration des conditions de travail.
Maximilien
18:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : tva, fiscalité, restaurateurs, imposture
09 mars 2009
Management moderne

Au cours de ma carrière de consultant je suis intervenu dans beaucoup d’entreprises, publiques ou privées, grandes ou petites et cela dans de nombreux secteurs d’activité de la métallurgie à l’assurance où les instituts médicaux-éducatifs. J’y ai interrogé à la fois des directions et leur encadrement mais aussi et surtout des ouvriers (pardon c’est un gros mot – dire « opérateurs ») et des employés. J’ai été confronté au « management moderne ».
Ce passé m’a conduit à lire avec plaisir et à recommander le dernier ouvrage de la sociologue Danièle Linhart « Travailler sans les autres » (Seuil – collection « non-conforme »). Elle montre bien la double stratégie :
- dans le secteur public, importer les méthodes du secteur privé en vue de la marchandisation des activités,
- dans le secteur privé, tout en dénigrant le service public, importer ses valeurs de dévouement et d’attachement aux métiers.
En définitive cela conduit à transformer partout le sens du travail avec des conséquences graves sur les individus, sur la société et sur l’efficacité globale des systèmes.
Au-delà de l’agacement que l’on peut avoir pour un discours académique (multiples références, etc.), ce livre descriptif « donne un peu d’air » par rapport à l’idéologie dominante.
Je n’ai pas trouvé l’idéal du MEDEF : « transformer les contrats de travail en contrats individuels commerciaux » mais c’est sous-jacent.
Extrait de la conclusion : « Le travail moderne a inscrit l’individu dans un périmètre réducteur, celui de la seule cause de son entreprise ou de son ego, au détriment de la société. Il attaque le lien qui unit le sens et le vécu du travail à la société. Il conduit chacun au repli, et à l’incompréhension de ce que vivent les autres. ».
Maximilien
13:22 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : travail, abandon, précarité, ego, performance individuelle, qualité, solidarités


